L’enfant qui a un diabète est un élève comme les autres. Il suit les cours comme les autres et peut manger à la cantine. Il participe aux cours d’éducation physique, aux sorties scolaires et part en classe de découverte avec ses camarades.

Il faut lui permettre de manger en classe en cas d’hypoglycémie et d’aller aux toilettes. Si besoin, il peut prendre une collation et faire ses analyses dans de bonnes conditions.

A chaque rentrée scolaire, le jeune élève et ses parents rencontrent les enseignants et (si possible) le service de santé scolaire pour les informer.

Nous vous conseillons également de consulter  le site ABCDiabète, créé par la société Lilly et des soignants membres de l’AJD.

Pour vous aider (PAI, Examens, AVSI, APAD)

Le Projet d’Accueil Individualisé (P.A.I.)

Depuis plusieurs années, l’Education Nationale s’efforce d’améliorer l’accueil des enfants atteints d’un trouble de santé ou bien d’un handicap. La circulaire n° 2003-135 du 8 septembre 2003, relative à l’accueil en collectivité des enfants et des adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue durée, a pour but d’harmoniser les conditions d’accueil en collectivité des enfants atteints de maladie chronique, d’allergie et d’intolérance alimentaires en offrant un cadre et des outils susceptibles de répondre à la multiplicité des situations individuelles rencontrées.

La circulaire stipule :

  • qu’il y a obligation de favoriser l’intégration de l’enfant ayant un diabète au même titre que tout autre enfant,
  • qu’il faut trouver un compromis pour qu’il puisse pratiquer ses contrôles de glycémie et/ou ses injections à l’école,
  • qu’il a le droit d’être accueilli au restaurant scolaire (avec des aménagements éventuels pour assurer l’apport nécessaire en sucres rapides et sucres lents)

 

Actualités concernant l’école :

L’amendement N°AC19 concernant l’interdiction d’utilisation un téléphone portable à l’école ne s’applique pas pour les enfants ayant un diabète.

Nous vous conseillons, si besoin, de rajouter cet aspect dans le PAI de votre enfant.

 

Qu'est ce que le P.A.I. ?

Le Projet d’Accueil Individualisé (PAI) est avant tout une démarche d’accueil résultant d’une réflexion commune des différents intervenants impliqués dans la vie de l’enfant ayant une maladie. Il a pour but de faciliter l’accueil de cet enfant sans se substituer à la responsabilité des familles.

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Mise en place du P.A.I.

Le PAI est un document écrit, élaboré à la demande de la famille ou en accord et avec la participation de celle-ci, à partir des besoins thérapeutiques précisés dans le document signé par le médecin qui suit l’enfant dans le cadre de son diabète.

Une réunion avec la famille, le médecin scolaire ou de la PMI, ou le médecin et l’infirmier(ère) de la collectivité d’accueil, le directeur de la collectivité, et l’équipe éducative, permet d’en préciser les modalités d’exécution et de répondre aux interrogations de chacun.

Ce document organise les modalités particulières de la vie quotidienne de l’enfant dans la collectivité et fixe les conditions d’intervention de chacun. Sont notamment précisés les conditions des prises de repas, les interventions médicales, paramédicales ou de soutien, leur fréquence, leur durée, leur contenu, les méthodes et les aménagements souhaités. Détailler l’ensemble de ces éléments est donc très important.

ll peut y être ajouté : l’ordonnance qui indique avec précision le médicament qu’il convient d’administrer (nom, doses et horaires) ; la prescription ou non d’un régime alimentaire. Le protocole d’urgence est joint dans son intégralité au PAI.

La scolarité de l’élève se déroule ensuite dans des conditions ordinaires, mis à part les aménagements prévus par le PAI.

Il peut être mis en place pour tous les enfants dès la naissance : à la crèche ou dans les garderies, à l’école, au collège et au lycée, dans les centres de vacances et de loisirs.

Le PAI est toujours valable pour les classes vertes, de neige, etc... ?

Il est important d’indiquer le rôle de chacun dans les différents déplacements, si l’enfant doit être accompagné d’une personne particulière (parent, infirmière)… (A ajouter au cours de l’année, si cela n’a pas était prévu dans la rédaction initiale du PAI).

Est-ce vraiment nécessaire de mettre en place un PAI ?

Le PAI n’est pas obligatoire, mais il peut servir de contrat entre la famille de l’enfant et l’équipe pédagogique et scolaire. La rédaction d’un PAI doit constituer une aide pour une bonne intégration de l’enfant à l’école. Le PAI peut donc présenter de nombreux avantages. Ce document ne peut pas être exigé par l’établissement d’accueil pour débuter la scolarité après la découverte de la maladie, il peut être signé par l’équipe de santé scolaire et l’équipe éducative alors que la scolarité a repris.

Diffusion du P.A.I.

Elle se fait au sein de la communauté éducative et auprès de tous les partenaires concernés.

Durée de validité du P.A.I.

Il peut être établi pour une période allant de quelques jours à une année scolaire.

Le P.A.I. est valable uniquement pour le temps scolaire ?

Il peut concerner le temps scolaire, mais aussi le temps périscolaire, et se nomme ainsi parfois : PAIP (projet d’accueil individualisé périscolaire).

Un P.A.I. est définitif pour l’année scolaire ?

Des modifications peuvent être apportées en cours d’année selon l’évolution de la santé de l’élève, à la demande de la famille ou de l’équipe éducative.

Examens, concours : aménagements des épreuves

Les personnes ayant une maladie encadrée par un PAI peuvent bénéficier d’un aménagement spécifique.

La Circulaire du 8-12-2020 abroge et remplace, la circulaire n° 2011-220 du 27-12-2011 relative à l’organisation des examens et concours de l’enseignement scolaire et de l’enseignement supérieur pour les candidats présentant un handicap et la circulaire n° 2015-127 du 3-8-2015 relative à l’organisation des examens et concours de l’enseignement scolaire pour les candidats présentant un handicap.

https://www.education.gouv.fr/bo/20/Hebdo47/MENE2034197C.htm

 

 

Ce texte s’inscrit dans le cadre d’une simplification administrative de la procédure de demande.

Il a pour objectif de garantir la continuité et la cohérence entre les aménagements mis en place sur le temps scolaire et ceux mis en place lors du passage des épreuves d’examens et concours concernés par la présente circulaire.

Les formulaires nationaux de demande devront désormais être utilisés en fonction de l’examen ou du concours présenté. Ils visent à garantir une harmonisation de la procédure sur l’ensemble du territoire afin d’assurer une égalité de traitement des candidats.

La demande d’aménagements d’examen peut être accompagnée d’informations médicales sous pli confidentiel ainsi que d’éléments pédagogiques qui permettent d’évaluer les besoins éducatifs particuliers du candidat et de mettre en évidence ses besoins d’aménagements pour l’examen ou le concours présenté.

 

Le calendrier

Toute demande d’aménagements doit être effectuée :

L’année précédant l’inscription à l’examen (année N-1) :

  • en classe de quatrième pour les candidats au diplôme national du brevet (DNB) ou au certificat de formation générale (CFG) pour la fin du deuxième trimestre de l’année scolaire en cours ;
  • en classe de seconde pour les candidats aux baccalauréats général, technologique ou professionnel (BAC GT, BAC PRO) pour la fin du deuxième trimestre de l’année scolaire en cours ;

L’année de l’inscription à l’examen (année N) :

  • pour les autres examens (CAP, etc.) à la date limite d’inscription à l’examen ;
  • pour les concours de l’enseignement scolaire à la date limite d’inscription au concours.

Pour le BTS, le DCG et le DSCG, il convient que les candidats déposent leur demande, de préférence au moment de leur inscription à l’examen, afin de tenir compte des délais nécessaires à l’étude de la demande et de permettre au service chargé d’organiser les examens de disposer du temps nécessaire pour organiser les aménagements.

Sont exclus du champ de ces dispositions les concours de recrutement dans un corps de fonctionnaires ou de promotion des personnels du ministère chargé de l’éducation nationale et du ministère chargé de l’enseignement supérieur qui relèvent d’autres dispositions réglementaires, prises en application de l’article 27 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État.

Pour tous les examens, les candidats dont la situation de handicap est constatée lors de l’année de l’examen ou qui ont connu une aggravation de leur situation ou qui sont concernés par une limitation temporaire d’activité effectuent leur demande d’aménagements l’année de l’inscription à l’examen ou au concours.

 

Quel aménagement possible ?

Si nécessaire, le candidat est installé dans une salle particulière, sans que cette disposition soit notifiée dans la décision d’aménagement, lorsque son installation avec les autres candidats n’est pas envisageable (utilisation de certaines machines, aide humaine, etc.)

 

L’autorité administrative compétente décide des aménagements accordés en prenant appui sur l’appréciation de l’équipe pédagogique et l’avis rendu par le médecin, le cas échéant.

Les candidats peuvent bénéficier d’un temps majoré et de pauses, ils n’ont pas le même objet :

  • le temps majoré compense une perte de temps globale qui peut être causée par la lenteur du candidat, la contrainte liée à un autre aménagement (exemple : durée des échanges entre le candidat et son secrétaire) ou une fatigabilité.
  • la pause avec temps compensatoire y compris pendant la 1re heure est par nature d’une durée variable au regard des besoins du candidat. Elle est exceptionnelle et répond à un besoin précis empêchant matériellement le candidat de travailler (contrôle biologique, soins, nécessité de se déplacer, de sortir, de se restaurer, etc.).

Elle ne peut excéder le tiers du temps prévu pour chaque épreuve.

Par exemple, si pour une épreuve de trois heures un candidat est contraint de prendre une pause de vingt minutes pour procéder à des soins, son épreuve durera trois heures et vingt minutes

 

Dans le cadre du diabète, la prise en compte des difficultés en rapport avec la maladie, dans une logique de compensation, peut nécessiter des sorties de salle, le contrôle de la glycémie, la prise de sucre ou d’équivalent pendant l’épreuve… , avec décompte de temps.

 

La procédure simplifiée

– Le candidat, ou s’il est mineur l’un de ses représentants légaux, constitue un dossier de demande d’aménagements des conditions d’examen conformément à la procédure académique à l’aide du formulaire national correspondant à l’examen présenté (voir annexes).
L’équipe pédagogique émet une appréciation sur les aménagements des conditions d’examen demandés conformément à la réglementation en vigueur eu égard aux besoins constatés. L’appréciation tient compte des aménagements obtenus lors d’un précédent examen et ceux mis en place pendant la scolarité. L’équipe pédagogique porte son appréciation sur le formulaire national simplifié correspondant à l’examen présenté.
– La demande d’aménagements des conditions d’examens est ensuite transmise par le candidat, ou ses représentants légaux s’il est mineur, à l’autorité administrative.

 

Vous passer le concours d’entrée en études supérieures dans plusieurs villes

Vous devez vous rapprocher du service compétent de votre université pour obtenir un RDV avec un médecin désigné par la CDAPH (commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées).

Un certificat médical est établi lors de la consultation pour indiquer vos besoins particuliers (temps compensatoire et/ou autre….). Ce certificat médical est précieux car il vous permettra de passer tous vos concours, il est valable pour toutes les universités de France. Il est donc primordial qu’on vous le remette en mains propres.

Contact : Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche – DGESIP – 1 rue Descartes – 75231 Paris Cedex 05 – Tél : 01 55 55 75 62

 

Les candidats scolarisés dans un établissement d’enseignement privé hors contrat, au centre national d’enseignement à distance (Cned) ou candidats libres

relèvent obligatoirement d’une procédure complète

 

Auxiliaire de vie scolaire individuel (AVSI)

Peu nombreux sont les élèves ayant besoin d’un AVSI de manière permanente et pour toutes les activités scolaires.

Dans bien des cas, la présence de l’AVSI doit être transitoire pour faciliter l’acquisition de l’autonomie et l’intégration de l’élève au sein de la classe.

Un temps est dégagé pour des interventions dans la classe, définis en concertation avec l’enseignant, des interventions en dehors des temps d’enseignement (interclasses, repas…), des participations aux sorties de classes occasionnelles ou régulières, l’accomplissement de gestes techniques en rapport avec les apprentissages.

Les critères et les modalités d’attribution d’auxiliaire de vie scolaire individuel (AVSI) ainsi que les missions pouvant être assurées par ces auxiliaires auprès des élèves sont définis par la loi sur l’égalité des droits et des chances du 11 février 2005 (loi 2005-102).

Si l’élève éprouve des difficultés, l’équipe éducative de l’établissement adresse une demande de reconnaissance de la situation de handicap auprès de la MDPH. Le premier niveau de la compensation est le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) avec aménagement « substantiel » de la scolarisation (c’est-à-dire différente de celle des autres enfants). L’accompagnement par un auxiliaire de vie scolaire (AVSI) est un élément de compensation qui s’inscrit dans le cadre d’un PPS.

Selon la notification de l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH, adressée au rectorat, l’Education Nationale, dans la mesure de ses moyens, met à disposition le personnel nécessaire selon le temps préconisé.

Le Projet Personnalisé de Scolarisation est régulé par l’Equipe pluridisciplinaire de Suivi de Scolarisation (ESS), annuelle et obligatoire, organisée par l’enseignant référent de secteur avec les parents et l’ensemble des intervenants autour de l’enfant (psychologue, orthophoniste, équipe enseignante…). L’ESS est un dispositif réglementaire inscrit dans la loi du 11/02/2005, qui établit le suivi, l’évaluation et l’évolution des aménagements individualisés, et la notion fondamentale de parcours par rapport à une logique de filière, d’orientation automatique.

L’assistance pédagogique à domicile (APAD)

Lorsqu’un élève ne peut, pour raison de santé, fréquenter l’école dans des conditions habituelles, il bénéficie d’une assistance pédagogique à domicile durant sa convalescence. Il s’agit de garantir le droit à l’éducation et la poursuite des apprentissages, malgré la maladie ou l’accident. (Circulaire du 17 juillet 1998). L’objectif n’est pas d’assurer l’intégralité du programme, mais d’éviter une rupture de la scolarité.

Cela relève d’une situation ponctuelle, non durable. Dès qu’un enfant est en arrêt de maladie pour plus de deux semaines, hors congés scolaires, ou s’il souffre d’une maladie chronique entraînant des absences fréquentes, il appartient aux établissements de se mettre en rapport avec la famille et de proposer l’intervention du Service d’Assistance Pédagogique A Domicile (SAPAD). Ce service est mis en place dans chaque département par l’Education nationale sous la présidence du recteur d’académie, souvent en partenariat avec une association.

Un projet individualisé d’assistance à domicile est établi par le coordonnateur du dispositif, la famille, l’établissement scolaire. Il définit les interventions, de façon adaptée au parcours de santé de l’élève, selon les données du certificat médical rédigé par le médecin trainant. Le chef d’établissement ou la famille saisit alors le SAPAD à l’académie. Après concertation avec les partenaires concernés, le médecin conseiller technique de l’inspecteur d’académie arrête sa décision, en fonction des propositions de l’établissement ou de l’école, de l’avis du médecin de l’Éducation Nationale et des moyens disponibles.

Une quotité horaire est fixée dans le projet. Le maximum proposé est de deux fois soixante heures supplémentaires effectuées par l’instituteur, le professeur principal ou des professeurs habituels de l’élève qui assurent ces fonctions en dehors de leur temps de service et sont rémunérés, ou par d’autres enseignants volontaires, rémunérés comme dans le cas précédent, assurant ces fonctions en partie sur leur horaire de service, pour le temps d’hospitalisation ou de convalescence à domicile, afin d’éviter une coupure avec le milieu scolaire habituel.

Sport à l’école

L’enfant doit pratiquer les mêmes activités physiques que les autres.

Le sport peut faire baisser la glycémie (hypoglycémie) pendant ou après l’exercice.

Le professeur d’éducation physique doit en être averti. Si possible, il prévient l’enfant et les parents lorsqu’une activité plus intense (endurance) est prévue.

L’enfant et le professeur doivent disposer de sucre sur eux.

Il faut être plus vigilant si l’activité n’était pas prévue ou plus intense que d’habitude. Dans ce cas, l’enfant prendra une collation supplémentaire.

Sport et Diabète en milieu scolaire

Le jeune qui a un diabète participe normalement à toutes les activités sportives de son établissement scolaire.

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Le diabète n’entraîne aucune fatigabilité particulière ; il ne doit pas dispenser de sport sauf, ponctuellement, dans les cas exceptionnels d’hyperglycémie avec cétonurie.

Tous les sports scolaires peuvent être pratiqués. Certains méritent plus d’attention (natation, sports nautiques, sports d’équilibre).

En pratique

Tout d’abord, le professeur d’éducation physique doit être informé que des modulations du traitement sont nécessaires. Elles sont discutées préalablement avec le diabétologue en consultation. Elles dépendent de l’intensité et de la durée de l’effort physique :

  • modifications possibles des doses d’insuline,
  • adaptation de l’alimentation.

Ensuite, sucres et collations doivent être à la disposition de l’enfant pour corriger d’éventuelles hypoglycémies

Enfin des contrôles de la glycémie, par une goutte de sang prélevée au bout du doigt, sont recommandés.

Chaque enfant, en fonction de son expérience, adapte le traitement aux activités sportives.

 

La cantine scolaire

L’enfant peut manger à la cantine scolaire, sans régime particulier

Quelques adaptations suffisent.

Il doit pouvoir disposer d’un féculent à chaque repas (pain, pommes de terre, riz, pâtes, semoule, haricots secs, lentilles, céréales …) et d’un éventuel produit de remplacement (laitage et fruit) en cas de dessert sucré.

Une collation doit en général être prise dans la matinée, au cours d’une récréation ou d’une interclasse.

En dehors des repas et de la collation du matin, l’enfant ne doit pas manger sauf cas particuliers (autres collations définies par le diabétologue avec les parents).

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L’enfant boit de l’eau et non des boissons sucrées.

Cependant, pour un parent, laisser son enfant manger à la cantine est une étape importante. Cela peut devenir une source d’angoisse quand l’alimentation demande une attention particulière dans la prise en charge d’une maladie comme le diabète.

Comment s’y préparer ?

Le maître-mot est l’anticipation pour que tous les intervenants (infirmière libérale, personnel de cuisine, famille,…) puissent encadrer l’enfant ou l’adolescent.

Une inscription à la cantine entraîne la rédaction d’un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) spécifique « alimentation » qui vient compléter le PAI. Ce document s’adresse aux personnels susceptibles d’intervenir sur les repas de l’enfant. Il contient une information générale sur les aliments importants dans le diabète, la répartition journalière de l’enfant, des équivalences en cuillères à soupe et en poids pour s’adapter aux matériels de chaque établissement, des équivalences glucidiques simples pour que les personnels puissent guider l’enfant dans ses choix et les coordonnées des diététiciennes disponibles pour apporter un complément d’information et/ou trouver des solutions dans des situations particulières (menus à thème, goûter d’anniversaire, carnaval…). Ce document est valable également pour les sorties scolaires, les classes vertes, les voyages en France et à l’étranger (le PAI est traduit par nos soins ou avec l’aide du professeur de l’enfant).

L’inscription à la cantine implique aussi un travail avec l’enfant et l’adolescent en vue de l’autonomiser sur les choix à faire au self, notamment par rapport à son diabète. Ce travail se fait sous forme d’atelier collectif où les enfants échangent entre eux autour des plateaux qu’ils ont composés. D’un point de vue individuel, nous travaillons avec des menus de cantine pour les aider à adapter le repas de manière à pouvoir manger, comme leurs camarades, sans être frustré.

Les sorties scolaires et classes transplantées

Quand la classe part à la campagne, à la mer ou à la montagne, l’élève qui a un diabète doit partir avec ses camarades.

Qu’est-ce qui pourrait l’en empêcher ?

A l’âge des classes de nature, celui de l’école maternelle ou de l’école primaire, l’enfant – en général – ne se traite pas seul.

Par ailleurs, les classes de nature n’ont souvent pas d’encadrement médical ou infirmier.

En conséquence, les parents ont peur (n’ayons pas peur des mots) de laisser partir leur enfant sans un encadrement optimal. De plus, les enseignants ont souvent peur de prendre cette responsabilité.

Pourquoi le favoriser ?

C’est très important pour l’enfant. C’est une occasion de réaliser que le diabète n’empêche pas de vivre comme les autres. C’est aussi important pour les parents de franchir ce premier pas vers l’autonomie de leur enfant. Les enseignants qui ont vécu cette expérience ne l’ont jamais regretté. Par expérience, les classes de nature se déroulent sans problème.

Quelles solutions proposer ?

Cela dépend de l’âge de l’enfant et de son autonomie.

Si l’enfant sait faire les injections et les analyses

Il faut prévoir la surveillance par un adulte, une infirmière ou l’enseignant. Les appels téléphoniques quotidiens des parents, à l’enfant et aux adultes responsables, permettent de gérer le traitement du diabète.

En ce qui concerne l’enseignant(e), il lui est demandé de tenir son rôle habituel. Il devra veiller à ce que l’enfant soit toujours accompagné d’une personne informée de l’existence du diabète.

Si l’enfant ne sait pas faire les injections et les analyses

Faire appel à une infirmière libérale proche du lieu du séjour

Pour cela, les parents et – si nécessaire – l’équipe soignante s’informent auprès de la direction de l’établissement d’accueil.

Il faut prendre contact suffisamment à l’avance pour avoir le temps de bien l’informer ; toutes les précisions sont données concernant l’heure, les techniques et les zones d’injection, l’heure et le type des analyses.

Le médecin établit une ordonnance prescrivant de faire les injections d’insuline « à domicile », pour toute la durée du séjour.

  • L’infirmière vient faire les injections matin (midi) et soir, s’informe des activités du lendemain, et veille à ce que tout se passe bien par ailleurs.
  • Chaque jour, un contact téléphonique est établi avec les parents pour décider des doses d’insuline, en demandant, si besoin, l’aide du diabétologue ou d’un membre de l’équipe de diabétologie.

Faire accompagner l’enfant par un membre de sa famille

Cela peut être une solution pour les enfants les plus jeunes et selon la disponibilité des parents.

Tout se passera d’autant mieux que les modalités du séjour auront été établies bien à l’avance et éventuellement discutées avec le médecin scolaire.

Avant de partir, ne pas oublier

Pour l’infirmière :

  • Ordonnance pour prescription des injections d’insuline.
  • Précisez les horaires, doses et zones d’injection avec les parents.
  • Adresse et numéro du Centre de Sécurité Sociale.
  • Photocopie de l’attestation d’ouverture de droits, avec inscription 100 %.
  • Imprimé E 111 pour la zone Europe.
  • Pour la zone monde, assurance privée.
  • Pour l’enfant
  • Ordonnance de matériel (de moins de 6 mois)
  • Carnet de traitement / Carnet de Santé
  • Carte « J’ai un diabète »
  • Seringues à insuline.
  • Stylos injecteurs d’Insuline (dont un de rechange) + aiguilles
  • Pompe à insuline : cathéter etc…
  • Flacons d’insuline (nombre) : …
  • Cartouches d’insuline (nombre)
  • Coton, alcool
  • Lecteur de glycémie
  • Bandelettes pour la glycémie et la cétonémie
  • Autopiqueur / lancettes
  • Bandelettes urinaires
  • Morceaux de sucre – collations pour le voyage
  • Glucagen kit
  • Ordonnance pour pratiquer une injection de Glucagen
  • Ordonnance pour d’autres médicaments éventuels
  • Pour les séjours à l’étranger : certificat pour le transport des seringues (Formulaire à demander à la Caisse d’Assurance Maladie).

Pendant le voyage

Garder tout le matériel avec soi, en bagage à main (bagage cabine), pas dans la soute à bagages ni dans le coffre du car.

Les sorties et voyages scolaires à partir du collège

L’élève qui a un diabète peut partir avec ses camarades. Le diabète n’empêche pas de voyager.

Ces séjours s’adressent plutôt à un enfant qui a acquis une certaine autonomie dans le traitement du diabète.

Cependant, un des enseignants l’aidera dans ses soins.

Tout se passera d’autant mieux que les modalités du séjour auront été établies bien à l’avance.

Le voyage Aller-Retour

Horaires et décalages, durée des escales, organisation des repas.

Les formalités administratives

Certificat médical justifiant le transport de matériel injectable.

Vérification du contrat d’assurance souscrit par la famille (hospitalisation, rapatriement).

NB : Demander si, parmi les familles d’accueil, il y en a une qui a l’expérience du diabète.

Toutes les informations transmises au pédiatre diabétologue permettront d’envisager en consultation, les modifications éventuelles du traitement et de la surveillance pour ce séjour.

Le matériel

L’enseignant s’assure, auprès des parents, que l’enfant emporte assez de matériel pour couvrir d’éventuelles pertes. Calculer la quantité pour la durée du séjour et prendre un peu plus (environ un tiers).

Il veille aussi à la bonne conservation de l’insuline et du glucagon.

Il vérifie que l’enfant a toujours sucre et collations sur lui.

Le séjour

Le programme des activités doit être connu de l’enfant pour adapter son traitement.

L’enfant tient compte des horaires et de la composition des repas, surtout s’ils sont très différents de ses habitudes.

Remettre à la famille une lettre-type et le document sur la conduite à tenir en cas d’hypoglycémie.

Documents

L’AJD met à la disposition des familles, sur simple demande au secrétariat :

  • Des certificats pour le transport en douane du matériel,
  • Des courriers explicatifs dans la langue du pays,
  • Des cartes en Anglais, Allemand, Espagnol, Italien et Arabe,
  • Des listes de médecins, d’associations,
  • Des délégations des laboratoires…

Situations spécifiques (de l’école maternelle au lycée)

A l’école maternelle et dans les petites classes primaires CP, CE1 et CE2

Quel est le risque ?

C’est l’hypoglycémie, pourquoi ? Parce que l’alimentation et l’activité physique du petit enfant sont variables.

L’alimentation : il n’est pas toujours facile de réaliser, au petit déjeuner en particulier, un apport calorique et glucidique égal d’un jour à l’autre. Difficile de faire manger un petit enfant de 4 ans qui n’a pas faim, qui est grognon parce qu’il est enrhumé, qui n’a pas envie de se dépêcher pour aller à l’école.

L’activité physique : elle est variable selon les jeux proposés à l’école, selon le dynamisme du petit enfant ce jour là, selon le temps, et les jeux de plein air.

Quelles solutions ?

Expliquer à l’instituteur ou l’institutrice les signes de l’hypoglycémie… les signes classiques et les signes propres à chaque enfant, lui fournir du sucre en morceaux (et non en sachets de poudre) faciles à faire glisser et absorber à la face interne de la lèvre, briquettes de jus de fruits et biscuits (madeleines faciles à mastiquer).

La collation de 10 heures : elle est la règle en maternelle et il n’est pas difficile en général de la renforcer.

Un contrôle glycémique en fin de matinée éventuellement :

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  • Certains enseignants se proposent de les faire.
  • L’un des parents, un grand-parent, peut se déplacer à l’école pendant les premiers temps pour accompagner l’enseignant : c’est rassurant.
  • La prescription d’un contrôle par une infirmière qui se déplace à l’école. Ceci peut être proposé en particulier au début pendant quelques semaines ou mois. Cela a aussi le mérite de sécuriser le milieu scolaire.

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En cas de malaise sévère

Il faut avoir prévu un lieu à la bonne température où garder le Glucagon.

Il faut avoir prévu quel médecin proche appeler.

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Mais les malaises sévères de la journée sont beaucoup moins fréquents que ceux de la nuit.

La cantine

Les menus sont presque toujours connus une semaine à l’avance : ce qui permet aux parents de faire majorer l’apport du pain si le repas n’est pas assez riche en glucides, ce qui est rare.

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Faciliter l’intégration des enfants à l’entrée en primaire ou au collège

Chaque enfant étant différent, l’enfant et ses parents sont les plus à même de trouver des moyens pour que l’intégration scolaire soit une réussite. Voici quelques moyens qui permettent aux parents de trouver des solutions.

Favoriser la communication avec l’enseignant

Rencontrer systématiquement l’enseignant au début de l’année scolaire ou même à la fin de l’année scolaire précédente pour l’informer de -et sur- la maladie.

Rencontrer rapidement l’enseignant et/ou le chef d’établissement et/ou le médecin scolaire et leur présenter le projet d’accueil individualisé.

S’appuyer sur des personnes aidantes

Les personnels au contact de l’enfant

D’autres adultes sont susceptibles d’intervenir au sein de l’établissement au cours des récréations, des activités sportives, des sorties de classe et à la cantine. Il est important qu’il soient informés du diabète, de ses symptômes et du traitement.

Les camarades de classe

Si l’enfant le souhaite, il peut expliquer la maladie à ses amis ou à l’ensemble de la classe. L’information des élèves permet de répondre à leur curiosité initiale, d’expliquer les besoins de l’enfant, les gestes de surveillance (glycémie capillaire). Elle favorise les comportements solidaires et lève l’isolement de l’enfant.

Des illustrés pour expliquer le diabète aux enfants sont édités régulièrement par l’AJD : n’hésitez pas à nous solliciter.

Les soignants

Le diabétologue, le médecin traitant, les infirmiers peuvent aider à répondre aux questions de l’enfant, des parents, des intervenants de l’école.

N’hésitez pas à communiquer avec les différents intervenants surtout en cas de situation difficile pour que chacun comprenne mieux les besoins de l’enfant au quotidien.

Les dernières années de primaire et le collège

L’activité sportive

Le professeur ou le moniteur d’éducation physique doit être au courant du diabète de son élève et avoir à sa disposition la documentation de l’AJD. Les difficultés sont exceptionnelles. Il faut avoir alors recours au médecin scolaire.

En pratique

Le sucre : dans la poche sur le terrain de sport. Et pas au vestiaire à 500 m.

La collation pour le retour : dans un sac de sport dans le car… et pas dans la soute à bagages… même réflexion pour le lecteur de glycémie.

Le lycée

Le plus simple, est de suivre sa journée.

  • Le petit déjeuner pris trop tôt, rapidement et trop léger, et son risque d’hypoglycémie secondaire (attention aux trajets en mobylette ou en scooter).
  • La pause de 10 h trop brève (ou le regard des autres ?) gênant la collation de 10 h avec le risque d’hypoglycémie vers 12 h.
  • L’horaire variable du repas de midi selon les emplois du temps : 12 h, 13 h ou 13 h 30. Le passage à un schéma à trois injections est souvent nécessaire, mais il faut avoir un lieu où faire l’injection de 12h ou 13h.
  • Les cours se terminant tard l’après-midi, et entraînant un goûter tardif avec sa conséquence d’hyperglycémie de fin de journée. Une insuline de courte durée d’action injectée au stylo juste avant le goûter pendant les horaires scolaires peut être conseillée.
  • Le stress des contrôles et des examens, facteur d’hyperglycémie. Parmi les multiples préoccupations de l’adolescence, les préoccupations scolaires ne sont pas les moindres et font quelquefois passer au second plan certaines contraintes de surveillance (analyses d’urines, carnet…) avec le risque de déséquilibre, voire même de cétose. Il faut essayer de faciliter le traitement le plus possible : stylos injecteurs, lecteurs très rapides, mélanges diminuant le nombre d’injections du matin et du soir, et rendant acceptable une injection à midi ou au goûter.
  • Les horaires de travail ou apprentissage ou l’intensité d’un travail physique auxquels l’adolescent n’était pas habitué peuvent poser problème.
  • Les voyages scolaires et les activités sportives font partie de la routine et ne posent plus guère de problèmes. Attention toutefois aux hypoglycémies !