Diabète récent ou non, tu l’as bien compris, il ne doit pas t’empêcher de réaliser tes projets !

  • Ici, nous te proposons quelques conseils, selon les situations, pour que tu puisses comprendre et réagir le mieux possible.
  • Nous te proposons également des extraits des articles de Nadine, psychologue à l’AJD, qui peut t’aider à mieux comprendre ce que tu ressens parfois.

Il importe, tout d’abord, de considérer l’adolescence comme un processus, un phénomène dynamique ou comme une phase de métamorphose.

Métamorphose à la fois physique, psychique et comportementale qui fait qu’en quelques mois un enfant devient méconnaissable à son entourage, mais aussi et surtout à lui-même, et devient cet « autre » (pour reprendre la magnifique formule de Rimbaud « Je est un autre ») qu’il va devoir apprivoiser.

Le défi auquel sont alors confrontés les jeunes qui grandissent avec une maladie chronique devient celui d’affronter un statut tout nouveau, une « nouvelle allure de la vie » (Georges Canguilhem).

 

L’entrée à l’adolescence correspond parfois à l’arrivée des premiers conflits et difficultés dans la prise en charge du diabète

À l’adolescence, on peut assister à des moments de rupture ou de rejet par rapport à un diabète (quand il a débuté dans l’enfance) qui jusque-là paraissait avoir trouvé une place familière plus ou moins équilibrée dans la vie de l’enfant.

Mais les bouleversements psychiques et physiques inhérents à l’adolescence, peuvent faire surgir un sentiment d’inquiétante étrangeté, l’étrangeté du corps et d’une identité nouvelle et provoquer une remise en question de son rapport intime au diabète.

Il faudra alors que l’adolescent traverse le chemin complexe de remaniement psychique et corporel de l’adolescence pour qu’une nouvelle adaptation au diabète se fasse avec un nouveau corps qu’il faut se réapproprier.

Le DT1 peut en effet être vécu comme une sorte d’intrus, un autre en soi, menaçant et étranger. Par définition, l’intrus c’est celui qui s’introduit de force dans un lieu sans y être invité et sans en avoir le droit.

 

Le chemin de l’adolescence, processus de séparation/individuation

L’adolescence constitue la dernière phase d’un processus qui a commencé depuis la naissance et qui conduit à se séparer, se différencier et s’individualiser. Ce processus de séparation peut être entravé par l’inquiétude des parents pour lesquels c’est évidemment difficile de « lâcher » leur enfant avec son diabète.

L’irruption de la maladie peut en effet provoquer une sorte de régression dans ce lien parent/enfant. L’enfant redevient parfois entièrement dépendant de ses parents alors même qu’il commençait à s’autonomiser et à s’individualiser. Les parents vivent alors souvent au rythme de la maladie.

À l’évidence, le caractère parfois imprévisible du diabète, place les parents dans une situation d’insécurité majeure et peut rendre la question de la séparation compliquée.

S’occuper d’un adolescent n’est pas simple et met les parents face à une tâche compliquée : celle de pouvoir manier la distance relationnelle ni trop près, ni trop loin.

Trop près de la menace intrusive, trop loin, du côté du vécu abandonnique que peuvent avoir les ados : « Lâche moi mais ne m’abandonne pas ! ».

L’existence d’un diabète à l’adolescence peut apparaître comme un catalyseur des problématiques inhérentes et normales à cette période de la vie : les spécificités du diabète, son caractère exigeant, intrusif et le rapprochement qu’il induit avec les parents peuvent ainsi entraver le travail d’individuation et de séparation de l’adolescent.

D’où parfois le recours à la stratégie psychique du mensonge pour s’émanciper.

Pour qu’un adolescent puisse devenir autonome, il faut qu’il ressente la confiance que ses parents ont en ses capacités d’autonomie. La vigilance excessive, la dramatisation des écarts d’observance peuvent en effet conduire sans le vouloir à un sentiment de dévalorisation chez l’adolescent.

Apprendre à faire confiance malgré ses angoisses est bien le défi le plus difficile et délicat pour les parents.

 

Pour conclure, quelques réflexions autour de l’adolescence, qui est une période que beaucoup de parents redoutent

Bon nombre de parents d’enfants malades sont en effet très inquiets par l’approche de l’adolescence, craignant que leur travail de plusieurs années pour que le diabète s’équilibre soit balayé par des velléités d’indépendance trop destructrices.

L’adolescence n’est pas une maladie, ni l’âge bête, c’est un mouvement plein de force et de promesse de vie.

Il convient en effet de ne jamais perdre de vue que cet âge représente aussi, quelles que soient les difficultés ou crises qui peuvent parfois émerger, l’une des périodes potentiellement les plus créatives de l’existence humaine.

Le mot adolescence vient du latin « pousser » et l’étymologie du mot crise évoque l’idée du changement.

La crise d’adolescence est un voyage vers l’avenir.

La crise d’adolescence c’est donc parvenir à dépasser l’âge de la tutelle. « Je deviens propriétaire de moi ».

Le point d’aboutissement de la métamorphose adolescente est l’apparition du sentiment d’autonomie puis à terme d’indépendance.

L’adolescent a besoin à la fois de contrôle et de liberté et le dosage est différent tous les jours et selon les circonstances.

C’est donc bien difficile d’être parent car les parents sont là pour prendre des coups ou des scuds comme disent les ados et, d’un autre côté, ils sont là pour protéger et contenir l’adolescent.

C’est très dur d’accepter d’être l’objet d’une tension très forte qui peut être dirigé contre eux.

Pour le docteur Courtecuisse : « l’adolescence est par excellence le temps où il faut savoir « surveiller », c’est-à-dire veiller sur, d’en haut, sans conduite intrusive mais en étant là au moment nécessaire.

 

Extrait de l’article « Le diabète à l’épreuve de l’adolescence » par Nadine Hoffmeister, Psychologue clinicienne. Revue AJD n°02-2021

 

Pour commander cette revue ou t’abonner, c’est par ici.

La restauration rapide

Manger un burger et des frites fait partie de tes envies.

Avec ou sans diabète, y aller ne pose pas de problème même si, on ne va pas se mentir, c’est mieux si cela reste occasionnel.

Des adaptations sont utiles car :

-les repas sont très riches en graisses,

-et les desserts sont souvent très sucrés.

Ces adaptations seront faites en fonction de tes besoins habituels en insuline et de ton choix de menu.

La quantité de glucides et de graisses étant importante, la dose d’insuline doit souvent être augmentée mais pas de manière proportionnelle.

Fais aussi attention au risque d’hypo en doublant la dose !

Nos tips
Supposons que ton repas moyen est composé de 100 g de glucides et 30 g de lipides.

  • Si c’est un repas de Fast-Food mais équivalent en terme de glucides et lipides : tu fais la même dose que d’habitude
  • Si c’est un repas équivalent en terme de glucides mais avec plus de lipides (50 g si tu prends le burger et les frites) : tu fais la même dose que d’habitude au stylo, avec la pompe tu peux utiliser le bolus duo.
  • Si c’est un repas avec deux fois plus de glucides et de lipides :  tu multiplies la dose par 1,5 (et non par 2 car il y a beaucoup de lipides et peu de fibres, donc une absorption ralentie des glucides.

 

 

Les repas prolongés, les buffets

  • Comme ce sont des repas très différents des habitudes, surtout au début du diabète, on te propose de te renseigner avant :

-C’est un buffet ou un repas assis ?

-Et après le dîner, ils ont prévu que l’on aille en boite ?

-Vers quelle heure on va diner ?

 

Nos tips
  • Évalue la quantité de glucides autant que possible et tiens-en compte pour décider de ta dose.
  • Fais une dose de correction d’insuline si ta glycémie est élevée avant de manger.
  • Vérifie ta glycémie à distance du repas (au moins 2h après la dernière injection de rapide) pour voir où tu en es.
  • Si tu es sous multi-injections : quelle que soit l’heure de début de ton repas, pense à faire ton injection d’insuline lente à l’heure habituelle.
  • Si tu es sous pompe : fais un bolus de correction si nécessaire avant de commencer le repas et si le repas est long : tu peux faire plusieurs petits bolus ou utiliser la fonction duo.

 

 

Pour en savoir plus sur l’alimentation

Tu peux pratiquer les mêmes activités physiques que les autres, le diabète n’entraîne aucune fatigabilité particulière. Les conseils ci-dessous permettront que tout se passe le mieux possible.

Ce qu’il faut retenir :

  • Le sport fait varier l’équilibre glycémique ce qui nécessite l’adaptation de tes doses d’insuline et de ton alimentation.
  • Tu devras, le plus souvent, faire face à une hypoglycémie, sois bien à l’écoute de ton corps et tes ressentis.
  • Tu peux diminuer la dose d’insuline correspondant à la période d’activité et suivant l’activité.
  • Tu peux prendre une collation supplémentaire si l’exercice n’était pas prévu ou si son intensité le justifie.
  • N’oublie pas d’avoir toujours du sucre et une collation supplémentaire avec toi.
  • Parles-en à ton professeur d’éducation physique.
  • Les échanges avec ton diabétologue concernant l’adaptation de ton traitement sont très importants et personnels : c’est ton rythme sportif qui va les déterminer. Ce que fait ton copain qui a aussi un diabète n’est pas forcément recommandé pour toi.
  • Des contrôles de glycémie avec un lecteur peuvent être utiles.

Quels sports pratiquer ?

Presque tous les sports peuvent être pratiqués, l’important est de se faire plaisir. On choisit celui qu’on préfère et qu’on peut pratiquer régulièrement.L’exercice musculaire régulier, qui peut se prolonger sans épuiser l’organisme, développe la résistance à l’effort. De plus, si on a un DT1, l’exercice améliore le passage du glucose dans le muscle et permet de diminuer les doses d’insuline.Certains sports nécessitent des précautions particulières parce qu’ils sont potentiellement dangereux en cas d’hypoglycémie : deltaplane, parapente, parachutisme, alpinisme (sauf varappe sur un rocher école), voile en solitaire, sports mécaniques (auto, moto).

 

Exemple d’activité physique pour une durée de 30-60 minutes : sport à l’école, promenade à pied ou à vélo, natation, foot, tennis, badminton, roller, danse, shopping …

 

  • Avant l’exercice, la glycémie ne doit pas être :

 

-Trop basse : si elle < 120 mg/dl, ne pas faire l’exercice sans avoir mangé.

 

-Trop élevée : si elle supérieure à 250 mg/dl, rechercher la cétose. En cas de cétose, s’abstenir de faire l’exercice.

 

  • L’activité est prévue :

 

-Diminuer l’insuline correspondant à la période où l’exercice est prévu.

 

-A certaines heures, prendre une collation (10 à 20 g de glucides selon l’âge).

 

  • L’activité n’était pas prévue :

 

-Comme la dose d’insuline n’a pas été diminuée, prendre une collation avant de faire l’exercice : 10 à 20 g selon l’âge.

 

-Prévoir son matériel : téléphone ou capteur, lecteur de glycémie et bandelettes, sucre, collations, boisson.

 

-Prévenir une personne sur place que tu as un DT1 (surtout au début).

 

-A l’arrêt de l’exercice et quelques heures plus tard, contrôle ton taux de glucose : l’hypo peut arriver plusieurs heures après l’activité physique.

 

Pour mieux comprendre ce qui se passe dans ton corps, un peu de science !

  • En général

-Pour pouvoir fonctionner, les muscles ont besoin d’énergie. Cette énergie provient de l’utilisation du glucose. Le muscle capte dans le sang le glucose dont il a besoin.

-Le glucose présent dans le sang provient de la digestion des aliments glucidiques et de la libération par le foie du glucose à partir de ses réserves (glycogène). Le muscle possède aussi des réserves de sucre sous forme de glycogène.

-Au niveau du foie, l’insuline :

-permet la constitution des réserves de glucose dans le foie,
-limite la libération du glucose du foie vers le sang (à partir des réserves du foie).

-Au niveau du muscle, l’insuline :

-permet l’entrée du glucose dans le muscle, impossible sans elle.

 

  • Quand on fait du sport et qu’on n’a pas de DT1

-Dès le début d’une activité physique, il y a une adaptation du corps qui envoie dans le sang des hormones (adrénaline, cortisol, glucagon, hormone de croissance…). Ces hormones augmentent la libération du glucose par le foie.

-De plus, lorsqu’il n’y a pas de DT1, la sécrétion d’insuline diminue, ce qui a pour effet d’augmenter encore plus cette libération du glucose.

-Au cours de l’activité et suivant son intensité (par exemple, un sprint est plus intense qu’une course d’endurance), la libération d’hormones est plus ou moins importante.

-Au début de l’exercice physique, le muscle va utiliser ses réserves de sucre et le sucre venant du sang. Puis quand l’activité physique se prolonge, il utilise le sucre qui est libéré dans le sang par le foie.

-Pendant l’exercice physique, le muscle est plus sensible à l’insuline ; c’est pourquoi il pourra capter davantage de glucose.

-Cette augmentation de l’effet de l’insuline sur le muscle persiste même lorsque l’exercice est terminé, d’autant plus que l’exercice a été long et intense. Cette entrée importante de sucre dans le muscle après l’effort permet au muscle de reconstituer ses réserves de glycogène.

Ainsi, pendant le sport, du fait de l’adaptation du corps à l’activité physique :

1 – le muscle capte plus de glucose,
2 – le foie libère plus de glucose.

 

  • Quand on a un DT1

Pour permettre le maintien d’une glycémie stable pendant le sport, le corps a besoin de glucose en quantité suffisante et d’une adaptation de la dose d’insuline.

L’hypoglycémie

A l’occasion d’un exercice physique, le risque le plus fréquent est la baisse de la glycémie.

-Pendant l’effort :

Si la dose d’insuline est excessive, le foie ne peut pas libérer assez de glucose et il y a un risque d’hypoglycémie au cours de l’effort (le foie libère moins de glucose que le muscle n’en consomme).

-Mais aussi dans les heures qui suivent l’activité :

Le risque d’hypoglycémie tardive est lié à la diminution des réserves de glucose dans le foie et à l’activité du muscle qui continue à capter beaucoup de glucose dans le sang pour reconstituer ses réserves (glycogène) après l’effort. Ce dernier mécanisme est dû à l’effet persistant de l’augmentation de la sensibilité du muscle à l’insuline après l’effort. Ce risque augmente quand l’effort est intense et prolongé.

L’hyperglycémie

Dans certaines conditions, l’exercice physique peut provoquer une hyperglycémie.

• L’hyperglycémie survient lorsque le foie libère plus de glucose que le muscle ne peut en consommer.

• Le risque d’hyperglycémie est donc plus important :

-si la dose d’insuline est insuffisante au moment du sport (fin d’action de l’insuline lente ou diminution excessive des doses),

-si beaucoup d’hormones de stress sont libérées au moment de l’exercice (compétition, exercice très intense).

• Il est aussi possible de faire une hyperglycémie parce que la collation avant le sport a été excessive.

En savoir plus sur activités physiques et DT1

À la rentrée, tu as dû, avec l’aide de tes parents, mettre en place un Projet d’Accueil Individualisé (PAI).

Grâce à cette démarche et à l’évolution des textes de lois, tu peux bénéficier, si tu le souhaites, d’un aménagement spécifique pour les examens.

Qu’est-ce que c’est ?

C’est un temps supplémentaire qui peut être accordé pour compenser le temps pris par la prise en charge de la maladie.

En effet, pendant l’examen, la gestion de ton DT1 peut entrainer le contrôle de la glycémie, la prise de sucre, remonter d’une hypo, gérer une hyper lié au stress… Ce temps ne sera pas « perdu ».

C’est valable pour le brevet, le CAP, le BAC…ou les concours. Mais il faut en faire la demande, et dès le début de l’année.

Qu’est-ce qui est possible ?

En tant que candidat à un examen, tu peux bénéficier d’un temps majoré et/ou de pauses :

  • le temps majoré compense une perte de temps globale qui peut être causée par la lenteur du candidat, la contrainte liée à la maladie ou une fatigabilité.
  • la pause avec temps compensatoire y compris pendant la 1ère heure est par nature d’une durée variable au regard des besoins du candidat. Elle est exceptionnelle et répond à un besoin précis empêchant matériellement le candidat de travailler (contrôle, soins, nécessité de se déplacer, de sortir, de se restaurer, etc.). Elle ne peut excéder le tiers du temps prévu pour chaque épreuve.

Par exemple, si pour une épreuve de trois heures tu dois prendre une pause de vingt minutes pour faire tes soins, ton épreuve durera trois heures et vingt minutes.

Attention : certains établissements réunissent tous les candidat dans une salle particulière.

C’est l’autorité administrative compétente qui décide des aménagements accordés en prenant appui sur l’appréciation de l’équipe pédagogique et l’avis rendu par le médecin, le cas échéant.

 

Quand faire la demande ?

Toute demande doit être effectuée auprès du chef de ton établissement.

L’année précédant l’inscription à l’examen (année N-1) :

  • en classe de quatrième pour les candidats au diplôme national du brevet (DNB) ou au certificat de formation générale (CFG) pour la fin du deuxième trimestre de l’année scolaire en cours ;
  • en classe de seconde pour les candidats aux baccalauréats général, technologique ou professionnel (BAC GT, BAC PRO) pour la fin du deuxième trimestre de l’année scolaire en cours ;

L’année de l’inscription à l’examen (année N) :

  • pour les autres examens (CAP, etc.) à la date limite d’inscription à l’examen ;
  • pour les concours de l’enseignement scolaire à la date limite d’inscription au concours.

Une dérogation s’applique de fait pour les candidats déclarant un DT1 pendant l’année, la demande se fera l’année de l’inscription à l’examen ou au concours.

Les candidats scolarisés dans un établissement d’enseignement privé hors contrat, au centre national d’enseignement à distance (Cned) ou candidats libres relèvent obligatoirement d’une autre procédure (dite complète).

À RETENIR :

Lors de la constitution du dossier,  l’équipe pédagogique émet une appréciation sur les aménagements des conditions d’examen demandés sur le formulaire national simplifié correspondant à l’examen présenté.

Si tu ne souhaites pas d’aménagement : nous te conseillons, le jour de l’examen, de t’adresser au surveillant pour lui faire part de ta pathologie et lui présenter les dispositifs médicaux dont tu auras besoin pour te soigner (lecteur de glycémie, capteur, pompe…) afin de ne pas être dérangé pendant l’épreuve et/ou être accusé de tricher.

Pour en savoir plus sur les examens et avoir acès aux documents, c’est par ici!

Etape 1 : s’inscrire à l’auto-école en déclarant votre diabète

Lorsque tu vas t’inscrire à l’auto-école, on va te demander des documents pour ouvrir ton compte de téléprocédure.

C’est à ce moment là que tu déclares que tu as un DT1 en complétant le cerfa ci-dessous.

Il faut cocher OUI à la question « le candidat est atteint à sa connaissance d’une affection et/ou d’un handicap susceptible d’être incompatible avec l’obtention ou le maintien du permis de conduire ou de donner lieu à la délivrance d’un permis de conduire de validité limitée ».

tu seras alors convoqué pour une visite médicale obligatoire.

 

Etape 2 : préparer et passer la visite médicale avec un médecin agréé par la préfecture

Il est important de préparer cette visite avec ton médecin diabétologue, afin de mettre toutes les chances de ton côté pour obtenir l’aptitude.

La mauvaise nouvelle, c’est que la visite n’est pas remboursée et coûte 36 euros (on est d’accord, ce n’est pas juste !).

Tu rencontreras alors un médecin agréé par la préfecture . Ce médecin ne doit pas être votre médecin traitant.

La liste des médecins agréés (également disponible sur les sites internet des préfectures et dans les mairies de certaines communes) :

https://www.aaaep.fr/aaaep/medecin-agree-visite-medicale-test-psychotechnique.html

À savoir  : vous pouvez passer le contrôle médical auprès d’un médecin agréé dans un autre département que celui de votre résidence. Dans ce cas, il est prudent de joindre à votre dossier l’explication du recours à un autre médecin que celui de votre département de résidence.

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2686

L’arrêté du 26 août 2022, indique que le permis de conduire est attribué pour une durée maximale de 5 ans et n’est ni délivré ni renouvelé lorsque le candidat ou conducteur souffre d’hypoglycémie sévère récurrente et/ou d’une conscience altérée de l’hypoglycémie.

Le médecin agréé de la préfecture sera ainsi particulièrement vigilant dans l’évaluation du risque hypoglycémique.

Le conducteur qui a un diabète « doit prouver qu’il comprend le risque d’hypoglycémie et qu’il maîtrise la maladie de manière adéquate ».

On parle d’hypoglycémie sévère (l’assistance d’une tierce personne est nécessaire) et d’hypoglycémie récurrente (surviennent plus de deux hypoglycémies au cours d’une période de 12 mois)

Il est donc important d’encourager les jeunes conducteurs ou la personne qui déclare un diabète a bien gérer leur maladie et à être particulièrement attentif à éviter (autant que possible) les épisodes d’hypoglycémie sévère.

Le médecin agréé délivrera soit un avis d’aptitude compris entre 6 mois et 5 ans, ou un avis d’aptitude assortie de restrictions d’utilisation du permis de conduire ou un avis d’inaptitude.

En cas de désaccord avec la décision prise, l’intéressé peut faire appel de cette décision en saisissant la commission médicale d’appel. La demande se fait auprès de la Préfecture, en adressant sur papier libre les motifs de la contestation. Cette commission doit être composée au minimum de deux médecins dont au moins un médecin diplômé dans la discipline médicale dont relève l’affection du conducteur.

Le prix des visites médicales

La visite médicale, appelée également contrôle médical, coûte 36 €.

Le prix moyen d’un examen psychotechnique est de 100 € environ.

L’Assurance maladie (Sécurité sociale) ne prend pas en charge les frais de la visite médicale, ni les éventuels examens complémentaires.

En aucun cas un tarif supérieur ne peut être demandé à un conducteur.

Mais les visites médicales pour les conducteurs handicapés sont gratuites s’ils présentent un taux d’invalidité qui est au moins de 50%.

Bien préparer votre visite de contrôle médical :

Votre dossier administratif

Vous devrez télécharger l’avis médical (formulaire cerfa n°14880) et le pré-remplir avec votre diabétologue avant le contrôle médical.

Votre dossier médical à présenter le jour de la visite

Depuis le 28 Mars 2022, vous devez aussi remplir un questionnaire concernant votre état de santé.

https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf?id=8dD3wEzkeHMp59Q_y7Jrp2jXbwEqgi4p1G3fTjlpsFU=

Préparez bien en amont avec votre médecin diabétologue  :

  • le suivi des recommandations de la Haute autorité de santé,
  • l’autosurveillance glycémique
  • l’équilibre du diabète,
  • la bonne sensibilité aux premiers signes de l’hypoglycémie,
  • et l’absence de complications avec des conséquences cliniques en particulier ophtalmologiques.

Le jour de la visite, munissez-vous de :

  • votre pièce d’identité et ses deux photocopies,
  • votre justificatif de domicile et ses deux photocopies,
  • 2 photographies d’identité récentes.

Pour une demande d’extension de catégorie de permis :

  • votre permis de conduire et sa photocopie,
  • votre pièce d’identité et ses deux photocopies,
  • votre justificatif de domicile et ses deux photocopies,
  • votre attestation de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH),
  • 2 photos d’identité récentes.

L’avis médical remis à l’issue de la visite médicale

Le médecin vous remet l’original de l’avis médical.

Etape 3 : vous êtes apte pour 2 ans maximum

Votre état de santé est compatible avec la conduite, mais ne vous permet pas de conduire

Vous pouvez vous inscrire à l’examen du permis de conduire sur le site de l’ANTS les démarches s’effectuent exclusivement par téléprocédure ( https://permisdeconduire.ants.gouv.fr/)

En effet, la décision de délivrance du permis de conduire, renouvellement du titre ou de prorogation des droits à conduire, appartient au préfet, comme le précise l’article R 226-4 du code de la route.

A savoir :

La validité administrative de l’avis médical est de 2 ans : au-delà de ce terme, l’avis médical n’a plus de valeur.

Ainsi, si le permis n’a pas été délivré dans cet intervalle de 2 ans il faudra refaire la démarche auprès d’un médecin agréé.

Au plan juridique, l’avis médical délivré par les médecins agréés ou la commission médicale est un avis non-conforme, il ne lie pas le préfet qui peut donc, sur la base d’information en sa possession, prendre toute décision motivée par les enjeux de sécurité routière qu’il estime s’imposer à l’égard de l’usager.

LÉGISLATION

L’arrêté du 28 mars 2022 fixe la liste des affections médicales incompatibles ou compatibles avec ou sans aménagements ou restrictions pour l’obtention, le renouvellement ou le maintien du permis de conduire ou pouvant donner lieu à la délivrance de permis de conduire de durée de validité limitée (refonte)

La déléguée interministérielle à la sécurité routière est chargée de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/jo/2022/04/03/0079

DÉCLARATION DU DIABÈTE

La déclaration du diabète se fait dès l’inscription au permis de conduire. Elle est obligatoire au regard des différentes législations (L 221-2 du Code la Route, L 113-8 et L 113-9 du Code des Assurances …).

Sur le formulaire d’inscription, dans lequel le diabète n’est pas clairement cité, vous devrez cocher la case « OUI » pour répondre à la question suivante :

« atteint à sa connaissance d’une affection et/ou d’un handicap susceptible d’être incompatible avec l’obtention ou le maintien du permis de conduire ou de donner lieu à la délivrance d’un permis de conduire de validité limitée »

 

Fausse déclaration

Si vous omettez de vous soumettre à un contrôle médical imposé par votre état de santé, vous serez considéré comme une personne ayant fait une fausse déclaration et votre permis sera invalide.

Une fausse déclaration a des conséquences immédiates au regard du Code des Assurances (par l’article L. 113-8, nullité du contrat et par l’article L 113-9, réduction des indemnités en cas d’accident):

Peines principales

Amende (peine maximum) : 4 500 euros

Emprisonnement (peine maximum) : 2 ans

En cas de récidive, ces peines d’amende et d’emprisonnement sont doublées

Si vous détenez le permis de conduire

Retrait de 6 points

Peines complémentaires

– Suspension du permis pendant 3 ans maximum
– Travail d’intérêt général
– Jours amende
Un permis de conduire dématérialisé pour tous en 2023 ?

La Commission européenne travaille à une évolution de la directive sur le permis de conduire déployée depuis 2006. Les objectifs sont multiples : améliorer la sécurité routière et faciliter les échanges transfrontaliers en passant le sésame au format numérique dans tous les pays.

Depuis septembre 2013, le permis de conduire rose à trois volets n’existe plus. Il a été remplacé par un titre au format carte de crédit, sécurisé (avec une puce électronique) et harmonisé au niveau européen. À l’horizon 2023, le fameux sésame pourrait à nouveau évoluer et devenir 100 % virtuel. 

La Commission européenne travaille actuellement sur une évolution de la directive en vigueur depuis 2006.

Objectif ? Créer un permis de conduire dématérialisé qui serait accessible par les forces de l’ordre de tous les pays dans le but d’améliorer la sécurité routière et de faciliter les déplacements transfrontaliers.

Ce permis virtuel permettrait ainsi de verbaliser des automobilistes étrangers commettant des infractions en toute impunité dans d’autres pays d’Europe avec leur propre véhicule ou un véhicule de location. L’Europe voudrait atteindre d’ici à 2050 un taux de mortalité sur les routes proche de zéro.

Cette base de données européenne permettrait aussi de connaître la situation administrative des conducteurs qui, dans leur pays d’origine, pourraient être interdits de rouler faute d’un solde de points suffisant. L’Europe réfléchirait également à harmoniser la méthode de récupération des points, aujourd’hui propre à chaque État membre, la formation des conducteurs, les catégories de permis ou encore l’âge d’obtention (17 ans chez certains de nos voisins européens).

Sauter le dîner ou manger une pizza et des chips à 23h, boire quelques verres de sodas ou d’alcool, danser, faire une nuit blanche sont souvent synonymes de bien profiter de sa soirée. C’est cela qu’il faut que tu retiennes : ton DT1 nécessite des adaptations, et nous, on te donne le maximum de conseils pour que tout se passe au mieux !

 

Tous ces changements d’habitudes agissent sur ta glycémie. Ce à quoi tu dois principalement faire attention, c’est l’hypoglycémie.

 

Voici quelques questions que tu peux te poser avant que ta soirée démarre qui te permettront d’anticiper au mieux :

 

  • Vers quelle heure on va dîner et va-t-il s’éterniser ?
  • Est-ce qu’on va en boîte après manger ?
  • Il y a un endroit où faire son injection tranquillement ?

 

Dans tous les cas :

 

  • Évalue la quantité de glucides autant que possible et tiens-en compte pour décider de ta dose.
  • Fais une dose de correction d’insuline si ta glycémie est élevée avant de manger.
  • Vérifie ta glycémie à distance du repas (au moins 2h après la dernière injection de rapide) pour voir où tu en es.
  • Diminue ta dose d’insuline rapide si tu vas danser.

 

 

Pour les boissons sucrées et énergisantes

 

Ces boissons sont :

-très sucrées (environ 10 à 15% du volume),

-riches en caféine

-et pauvres en oligo-éléments.

 

Elles peuvent contenir des extraits de certains végétaux comme le guarana et/ou le ginseng.

 

La caféine est la substance la plus dangereuse, car, présente en grande quantité, elle provoque des effets négatifs sur le corps.

 

  • Si ta glycémie augmente dans le même temps, ces effets sont accentués.
  • Si tu consommes de l’alcool avec, tu augmentes le risque de déshydratation.

 

Pour l’alcool

L’alcool empêche le foie de libérer du glucose dans le sang.

 

La consommation d’alcool entraine donc un risque d’hypoglycémie.

 

Cet effet est dépendant de la quantité consommée et est plus important si tu n’as pas mangé.

  • La consommation excessive d’alcool a aussi d’autres effets :

-Si tu es ivre : tu auras du mal à repérer les signes d’hypo et à réaliser une glycémie.

-Si tu perds connaissance ou si un coma survient : il ne sera pas facile pour les autres de savoir ce qui se passe et ce qu’ils doivent faire : hypoglycémie sévère ? coma éthylique ? acidocétose ?

-Les vomissements qui peuvent survenir augmentent le risque d’hypoglycémie, empêche de bien gérer une hypo.

  • Un conseil : Si on boit, on mange !
 
Pour le cannabis

DT1 ou pas, la consommation de cannabis a de nombreux effets :

 

-elle augmente l’appétit,

-elle te déconnecte de la réalité,

-elle entraine une perte de contrôle qui s’accélère et s’intensifie avec une prise d’alcool associée.

  • Des études scientifiques ont montré que l’exposition régulière (> 1 fois par semaine) au cannabis entraine des troubles de la mémoire, des difficultés d’apprentissage et des baisses des capacités intellectuelles.
  • Ce risque est d’autant plus important que la consommation débute tôt (avant 14 ans) et se prolonge dans le temps à l’âge adulte.
  • Cette même consommation régulière entraine, la plupart du temps, une diminution des relations/interactions sociales.
  • Il existe d’autres risques en lien avec la consommation de cannabis (immunitaires, vasculaires et autres).

 

Nos tips pour bien profiter de la soirée
  • Prends du sucre, des bonbons ou autre sucreries avec toi ainsi que les moyens de mesurer ton taux de glucose.
  • Pense à où et quand tu vas manger.
  • Vérifie que tu as de l’insuline dans ton stylo ou le réservoir de ta pompe.
  • Si tu es sous stylo : n’oublie pas de faire l’injection d’insuline lente (en la faisant avant de partir, tu as moins de risque de l’oublier)
  • Évite de consommer de l’alcool à jeun, prévois de manger ou d’associer une boisson sucrée.
  • Informe un ami ou une personne de confiance de tes signes d’hypoglycémie.
  • Si tu penses avoir trop bu, il faut que tu manges ! La prise de biscuits apéro, barre de céréales, pain… peut limiter le risque d’hypoglycémie.
  • Pour éviter les mauvaises surprises, pense à contrôler ta glycémie avant de se coucher peu importe l’heure

 

 

En savoir plus
Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit de l’ensemble des méthodes permettant d’avoir des relations sexuelles sans risque de grossesse. Évidemment, ces méthodes sont aussi utilisables quand on a un DT1.

Pourquoi l’utiliser ?

Si tu désires avoir des relations sexuelles et que tu as déjà tes règles, il est possible d’être enceinte dès le premier rapport. La contraception te permet d’éviter de l’être sans l’avoir voulu.

N’oublie pas que la contraception ne protège pas contre les maladies sexuellement transmissibles (MST), sauf le préservatif.

 

À qui en parler ?

  • À ton médecin traitant ou ton diabétologue : en consultation, tu peux aborder les questions que tu te poses sur les règles, la sexualité, la contraception et les maladies sexuellement transmissibles. Le médecin pourra alors te conseiller de rencontrer un(e) gynécologue ; ils travaillent souvent ensemble.
  • Au gynécologue : tu peux aller à cette consultation seule ou accompagnée (surtout si tu y vas pour la première fois). L’examen gynécologique est rarement effectué lors de la première visite. Cette rencontre te permettra de faire un choix éclairé en fonction de ta situation personnelle et de tes besoins sur le moyen de contraception le plus adapté pour toi.
  • Aux soignants d’un centre de planning familial : c’est un lieu d’écoute, d’information et de consultation anonyme et gratuit.
  • À l’infirmerie scolaire.
  • À tes parents qui sauront t’écouter et t’orienter au mieux.

 

À savoir

  • Ta consultation est confidentielle car couverte par le secret médical.
  • Une contraception peut être prescrite sans autorisation parentale même si tu es mineure.
  • Elle peut être donnée gratuitement au centre de planning familial.
Quelle contraception choisir ?

La contraception doit être facile à utiliser, toujours efficace et sans risque pour ta santé. Elle concerne aussi le partenaire.

 

  • Le préservatif masculin

C’est la seule méthode efficace de protection contre les maladies sexuellement transmissibles (Sida, Chlamydiae, Hépatites B et C, Syphilis).

Il est disponible dans les distributeurs, dans les supermarchés et en pharmacie.

Attention, il doit être bien utilisé pour être efficace. Le préservatif, seul, ne garantit pas une contraception efficace à 100%. Il faut donc l’associer à une pilule contraceptive.

Depuis janvier 2023, leur délivrance est gratuite pour les – de 26 ans dans les pharmacies.

  • Les pilules contraceptives

Les pilules contraceptives peuvent être utilisées quand on a un diabète.

Elles contiennent des hormones, œstrogènes et/ou progestatifs, du même type que les œstrogènes et la progestérone produits par les ovaires.

Elles empêchent la fécondation et l’implantation de l’œuf dans l’utérus.

Elles associent des œstrogènes et des progestatifs.

Plusieurs types existent avec des dosages et des durées différents :

-Certaines sont prises 21 jours sur 28 avec une interruption de 7 jours entre deux plaquettes.

-D’autres sont prises de façon continue ; cette régularité diminue le risque d’oublis.

Leur efficacité est proche de 100%.

 

  • Les pilules progestatives pures

Elles ne contiennent que des progestatifs à très faibles doses.

Elles sont prescrites lorsque les œstrogènes sont déconseillés.

 

La surveillance de la contraception par pilule

Attention, pour être efficaces, elles doivent être prises tous les jours, à la même heure. Certaines pilules contraceptives sont remboursées, d’autres pas. Le médecin choisira celle qui est la plus adaptée.

Trois mois après la première prescription, une visite chez le médecin permet de vérifier que la pilule est bien choisie, bien utilisée et bien tolérée. Une prise de sang peut être effectuée pour vérifier le niveau du cholestérol et des triglycérides.

Avec un diabète, une pilule oestro-progestative minidosée est généralement proposée. La pilule ne modifie pas l’équilibre du diabète. La pilule ne fait pas grossir, n’entraîne pas d’acné et ne fait pas pousser les poils. La pilule n’évite pas les maladies sexuellement transmissibles. On doit aussi utiliser un préservatif pour les éviter. Associer tabac et pilule accroît considérablement le risque de maladie cardio-vasculaire, et plus encore si le diabète n’est pas équilibré.

 

  • Le stérilet

C’est un dispositif que l’on met dans l’utérus pour empêcher l’implantation de l’œuf.

On ne l’utilise pas habituellement si tu es trop jeune, sauf si les pilules ou les autres méthodes sont mal tolérées ou contre-indiquées.

  • L’implant

L’implant est un petit bâtonnet (4 cm de long, 2 mm d’épaisseur), flexible, placé sous la peau du bras.

Il contient des progestatifs et est efficace pendant 3 ans.

Il est peu utilisé chez les jeunes filles.

 

  • La contraception d’urgence

C’est une contraception de rattrapage, dite « pilule du lendemain ».

Elle est à prendre le plus tôt possible après le rapport, en cas d’absence de pilule, d’oubli de pilule ou de rapport non ou mal protégé (rupture de préservatif …).

Deux formes de contraception d’urgence :

-NorlevoR : doit être pris dans les 24 heures suivant le rapport et au plus tard dans les 3 jours.

-EllaoneR : doit être pris le plus tôt possible et au plus tard dans les 5 jours.

 

L’efficacité de la contraception d’urgence n’est pas totale. En tant que mineure, tu peux l’obtenir à la pharmacie sans ordonnance et sans accord parental, de façon anonyme et gratuite. On peut également l’obtenir auprès de l’infirmière scolaire ou dans les centres de planning familial. Il est utile d’avoir une boite à disposition, même en cas de prise d’une pilule contraceptive.

 

Il s’agit d’une procédure qui doit rester exceptionnelle.

 

  • L’anneau vaginal

L’anneau vaginal contient des œstrogènes et des progestatifs.

Il est proposé avec les mêmes critères que les pilules oestro-progestatives.

L’anneau vaginal limite les oublis mais n’est pas remboursé. En cas de retard de règles après un rapport sexuel, il faut consulter sans délai.

Et si jamais tu fais face à une grossesse non désirée, préviens tes parents ou ton médecin qui sauront comment agir au plus vite. Garde en tête que le délai légal pour une interruption volontaire de grossesse (IVG) est de 14 semaines après le 1er jour des dernière règles.
Pour en savoir plus

L’adolescence est une période de transition de l’enfance vers l’âge adulte. Une adaptation à plusieurs changements se fait : mode de vie, formation scolaire, universitaire ou professionnelle, relations, indépendance économique et/ou physique, avec une nouvelle vie en dehors du milieu familial.

Avec le DT1, s’y ajoute une transition médicale : tu passes d’un suivi par une équipe pédiatrique à un suivi par une équipe qui s’occupe des adultes.

 

Mais devenir adulte, c’est quoi au juste ?

  • C’est à la fois être autonome dans la gestion de la vie quotidienne, ce qui inclut la maladie, et aussi être actif pour prendre soin de soi de façon indépendante. Rassure-toi, cela ne veut pas dire que tu dois tout faire tout seul ou que tu n’as plus besoin des autres !
  • La transition vers un service d’adulte s’anticipe et le moment du transfert sera déterminé en concertation avec toi, tes parents et les deux équipes soignantes (diabétologie pédiatrique et adulte).
  • Tu devras t’adapter à un autre système de soins en termes d’organisation et de messages, des consultations de transition spécifiques pourront être mises en place pour t’y aider ou des rencontres avec de jeunes adultes qui sont déjà passés par là.
  • En grandissant, tu sais de mieux en mieux gérer ton diabète. Tu vas continuer à acquérir de nouvelles compétences, car vivre avec un DT1, c’est un apprentissage continu, car tu vas rencontré de nouvelles situations.

 

Les études scientifiques montrent que ce passage est une période sensible avec :

-Un risque important d’abandon de suivi du diabète (1 jeune sur 5 dans la première année).

-Une fréquence plus élevée des hyperglycémies avec cétose et une augmentation du taux d’HbA1c.

-Des conduites à risque plus marquées pouvant avoir des conséquences (grossesse non préparée, consommation excessive d’alcool et de drogue…).

Toutes ces situations sont évitables, mais c’est important de connaitre les risques.

 

Quelles sont les étapes de la transition médicale ?

1-La préparation

Si le DT1 s’est déclaré jeune, ce sont tes parents qui ont pris une grande partie de la charge du DT1.

Puis avec le temps, les soins vont être partagés entre toi et tes parents. L’équipe soignante et tes parents vont devoir t’accompagner vers une autonomie progressive, en t’apportant les connaissances et en te laissant faire.

Si tu penses que c’est le moment pour toi de prendre plus de décisions sur ton DT1, n’hésite pas à leur en parler.

2-Le transfert

C’est le moment où tu vas rencontrer l’équipe de diabétologie adulte. Il se fait souvent entre 16 et 18 ans.

Cela s’organise différemment selon les hôpitaux :

-il peut y avoir une consultation commune entre ton pédiatre et le diabétologue,

-une alternance entre une consultation chez les adultes, puis une en pédiatrie, puis à nouveau chez les adultes…

3-Le suivi

Il se fera alors uniquement chez les adultes.

Cela marque la prise d’indépendance vis à vis de tes parents.

 

Fais confiance dans tes compétences et dans la nouvelle équipe qui va t’accompagner.

Tu n’es pas seul dans cette étape alors surtout, n’hésite pas à demander de l’aide si tu en ressens le besoin.

Tu peux contacter le conseil JAD sur leur page Instagram ou les différents influenceurs DT1 qui pourront te donner de bons conseils.

Le témoignage de Marie :
« Mon passage de l’hôpital des enfants vers celui des adultes a été très bien accompagné par l’équipe soignante qui a facilité les démarches et la transition. Néanmoins, cette transition fut un moment compliqué pour moi. En arrivant chez les adultes, j’ai réalisé que le diabète allait me suivre toute ma vie. Même si je savais qu’on ne guérit pas encore du diabète, le fait d’être confrontée à des adultes, des personnes âgées dans la salle d’attente, et non plus à des enfants, m’a fait prendre conscience de ce que cela voulait vraiment dire. Avec le recul, je ne garde pas un mauvais souvenir de cette transition, qui reste un passage nécessaire dans la vie des jeunes adultes, mais je ne m’attendais pas à ce qu’un simple changement d’hôpital puisse avoir un tel impact. Je suis reconnaissante d’avoir été bien entourée pour l’affronter. »
Le dossier transition